[Découvrez l’équipe] – Catherine, co-fondatrice de l’Optimisme

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#TeamSpirit. Catherine, globe-trotteuse, entrepreneuse, passionnée ! Petite interview pour mieux connaître notre équipe !

Catherine, peux-tu te présenter en 2 mots ?

Trentenaire, bavarde, fan des discussions qui durent toute la nuit et accessoirement fan de l’Andalousie !

Tu es l’une des co-fondatrices de L’Optimisme, pourrais-tu nous en dire un peu plus sur ton parcours ?

C’est un parcours surprenant…! Je crois que j’ai toujours su que j’étais faite pour échanger avec les autres mais j’ai eu du mal à affirmer mon envie…

Au lycée, j’étais ce qu’on appelle « une bonne élève », à savoir je m’en sortais plus ou moins de manière homogène dans toutes les matières. Ce que j’aimais plus que tout, c’était les langues, l’économie…. Tout ce qui était tourné vers l’autre ! Je rêvais de faire pyscho ! Sauf qu’à mon époque (et j’espère que cela a changé…), pour être « dans les bonnes classes », il fallait faire S. Je ne savais pas m’affirmer, je suis rentrée dans le moule, j’ai écouté ce qu’il était bon de faire selon mes proches, mes profs ou mes potes… Je me suis donc retrouvée dans un cursus où je m’ennuyais à mourir. Clairement, cela ne me correspondait pas du tout mais parfois il est dur de s’extraire des autres pour se révéler soi… Au fond, je ne détestais pas ce que je faisais, mais je n’étais pas à ma place, je ne vibrais pas !

J’aime bien cette image de l’ail avec la clémentine, elle est significative je trouve : ce n’est pas parce que vous savez vous adapter quelque part que vous êtes à votre place ! 

Et je ne l’étais pas… mais je m’adaptais…. En parallèle, je passais énormément de temps en Allemagne et je m’investissais dans de nombreux projets, j’ai créé mon premier site web au lycée ! Evidemment, je n’ai pas fait psycho « car c’était bouché! »…. pour une raison qui m’échappe encore j’ai étudié la physique chimie. Cela m’a donné quelques compétences pour comprendre la chimie du cerveau et avoir des bases en physique quantique, thématique qui me fascine aujourd’hui !

Au bout de 3 ans, je me suis dit « OK, maladroite comme tu es, si tu continues comme ça, avec ces composés chimiques tu vas faire exploser un labo » (et mes collègues de l’époque peuvent en témoigner!). Je sentais que le développement durable était une thématique d’avenir et j’avais envie de m’y investir. A l’époque on n’en parlait pas vraiment et on me disait « Catherine, c’est un faux sujet, les entreprises s’en fichent! ». Pourtant j’y voyais une des composantes de l’avenir… J’ai donc étudié la thématique puis bossé 8 ans à construire un réseau international du développement durable.

Je m’éclatais, c’était passionnant, j’adorais mes collègues, mon boss, mon job… Cerise sur le gâteau : je voyageais. C’est après plusieurs mois passés à New-York que j’ai commencé à me tourner vers mes premières amours, à savoir l’humain et sa complexité ! Je me suis mise à lire des dizaines de livres sur les sciences cognitives, sur les religions, sur la psychologie et à rencontrer ces influenceurs américains pour échanger sur ce sujet. La thématique me passionnait à titre perso.

Au boulot, je parlais au quotidien de crises (sociale, démographique, économique, politique et j’en passe) mais j’avais de plus en plus l’impression qu’on mettait de côté une crise importante : la crise morale. J’avais l’impression que, englués dans le pessimisme ambiant, les gens n’osaient plus rêver ni aller au bout de leurs rêves. Ils n’osaient plus se lancer.

Dans mon travail, je me rendais compte qu’il y avait toujours 2 postures : au commencement d’un projet, il y avait ceux qui se disaient que cela n’allait pas marcher et ceux qui disaient « allez tentons! ». Or j’étais convaincue que tout était basé sur notre capacité à essayer, à avoir confiance en nous et dans l’avenir. Qu’il s’agisse d’améliorer son quotidien ou de changer le monde, pour débuter un projet, il faut être optimiste. J’avais l’impression que la France plongeait dans une sorte de marasme auquel certains médias participaient…  Quand on sait qu’une mauvaise nouvelle se retient plus qu’une bonne, il me paraissait urgent de mettre en avant ce que l’humain fait de bien ! Statistiquement, il y a plus de bonnes nouvelles que de mauvaises !

J’ai voulu agir ! De mes heures d’ennui au lycée, j’avais acquis la compétence « création de site web ». L’idée du site est née… Puis, nous en avons parlé avec Olivier et Monika. J’ai tout plaqué, la suite vous connaissez !

Cela a-t-il été facile de faire ce changement ?

Pas du tout ! C’est une illusion de penser que les entrepreneurs n’ont pas peur ! Etre optimiste ce n’est pas voir la vie avec des lunettes roses ou se dire que tout est facile. J’étais bien au fait des contraintes que sont la création d’une société, la gestion administrative, etc … Mais à un moment, l’envie a été supérieure à la peur et je me suis lancée !

Avant de quitter mon CDI, j’ai lu des dizaines de témoignages de ceux qui ont changé de vie pour aller au bout de leurs rêves. Pour cette raison la catégorie « Ils l’ont fait » est importante sur le site… Je me disais ‘au pire je vis une aventure’. Témoigner aujourd’hui, c’est montrer que nous sommes tous pareils : nous avons tous des doutes ! Il n’est jamais facile de se lancer dans une aventure dont on ne connaît pas les contours à l’avance !

Oser suivre son intuition contre toute rationalité, c’est oser sortir de sa zone de confort et ce n’est simple pour personne. En plus de nos propres doutes, nous accumulons ceux de l’entourage (pourtant bienveillant) à qui notre changement fait peur !

Mais la pire période est celle de l’hésitation.

Et aujourd’hui qu’en pense ton entourage ?

Je m’estime infiniment chanceuse d’avoir la famille et les amis que j’ai ! En fait, une fois la décision prise, les gens vous soutiennent dans votre action, même ceux qui vous freinaient. Le but de votre entourage est de vous voir heureux (ou alors il faut faire le tri! ).

Je crois aussi dans les « balanciers ». Je ne saurais trop l’expliquer mais je suis quasi certaine que quand on se lance, on rencontre les bonnes personnes au bon moment et on s’entraîne vers le haut, une sorte d’effet boule de neige !

Quel est ton rôle L’Optimisme ?

Comme dans toute petite structure, on fait vraiment de tout et n’importe quoi au quotidien ! Répondre aux mails, rencontrer les gens, parler du projet, parler de bonheur au travail dans les entreprises… Je fais également beaucoup de veille sur les thématiques d’avenir. Sinon, je casse les oreilles à Olivier et Monika virtuellement quand je chante la même chanson pendant 5 heures… Mais ça, ils risquent de vous le dire dans leurs interviews !

Qu’est ce qui te plait chez  L’Optimisme ?

L’équipe que nous sommes. Au fond, nous ne savons pas jusqu’où le projet nous portera, nous avons des milliers d’idées. Lesquelles se réaliseront, c’est toute la question ! Mais je suis certaine d’une chose : nous sommes en train de vivre une aventure humaine avec tous ceux qui, chaque jour, nous rejoignent et nous proposent leur aide.

Plus nous y réfléchissons, plus nous voulons que ce site soit une communauté et que chacun puisse apporter une pierre à l’édifice. Nous sommes convaincus que la mixité des profils fait la force et qu’en co-construisant un projet, il devient encore plus beau ! Nous avons créé un groupe « les amis de l’Optimisme » pour tous ceux qui veulent nous aider, on espère à terme que tout le monde pourra se rencontrer en vrai pour sortir du virtuel  ! D’ailleurs, si vous avez envie de participer, envoyez-nous un mail etsionsouriait@loptimisme.com! Nous avons besoin de tout type d’aide (ne vous dites pas que vous ne savez rien faire qui puisse nous aider, promis, on trouvera!!)!

As-tu toujours été une optimiste ?

Pas vraiment, et, ironie de l’histoire, ce cursus scolaire a été l’élément déclencheur de mon optimisme… Dans mes heures d’ennui, j’ai appris à créer un site web, j’ai appris des langues et surtout : j’ai appris que tout peut s’apprendre ! Ce qui nous définit, ce n’est pas notre métier ou les savoirs acquis grâce à la voie académique. Ce qui nous définit, c’est ce pour quoi nous nous passionnons et notre optimisme dans la construction de nos projets et de notre vie. De là, rien ne m’a paru trop grand ou impossible. Je teste et je vois ce qui arrive !

SCOOP : tu publies un livre « Osez L’Optimisme !  » qui sort le 13 avril, tu nous en dis quelques mots?

C’est fou ce qui arrive quand on est aligné, n’est-ce pas ? Si on m’avait dit il y a un an que je publierai un livre je ne l’aurais pas cru… La vie réserve 1000 surprises quand on fait les choses avec passion et en toute sincérité !

Au cours de l’année passée j’ai fait beaucoup d’interventions… Via le site, on nous demandait de plus en plus des petits trucs pour être plus optimiste au quotidien. Les personnes que je rencontrais m’incitaient à écrire un petit guide de l’Optimisme.

Jusqu’à ce que la maison d’édition Michel Lafon me contacte pour me proposer le projet. Nous avions la même vision du livre, l’équipe correspondait parfaitement aux valeurs que nous avons chez l’Optimisme, notamment la bienveillance. Je ne crois pas au hasard, je crois même aux synchronicités, je me suis lancée !

Le livre est un objet conçu à l’image du site : il veut envoyer des molécules de bonheur à ceux qui le lisent. Il est rempli de mantras, de citations positives… En l’ouvrant, le lecteur prend une bouffée d’optimisme ! Il est articulé autour de 10 verbes d’action et de petits exercices à appliquer au quotidien pour se donner de l’énergie…

Cela donne ce livre « Osez l’optimisme! » fait avec bienveillance, j’espère qu’il vous plaira ! Vous pouvez déjà le pré-commander à la FNAC, sur AMAZON ou encore mieux, chez votre libraire !!

C’est parti pour les questions plus classiques : tes 3 films préférés ?

Je ne suis vraiment pas une experte en cinéma d’autant que je veux toujours regarder des films qui finissent bien ! Tout mon entourage se moque de moi 🙂

Je dirais Interstellar et Matrix pour la double signification que peuvent avoir ces films.

Et Love Actually : cliché mais voir des gens s’enlacer dans les aéroports, ça m’émeut !

Tes chansons préférées ?

Je suis très « monomaniaque » quand j’aime une chanson, je l’écoute en boucle.

J’ai récemment découvert Nahko Bear, Medecine for the People… Je l’ai écouté en boucle pendant la rédaction du livre ! La chanson a quelque chose de magique je trouve, mais quoi… je ne sais pas !

Et aussi cette version de Feeling Good dans la BO de Sense 8 (une série que je recommande !)

Tes 3 livres préférés ?

Là, je ne vais en citer qu’un : L’Alchimiste de Coelho. J’ai lu des centaines de livres, certains m’ont marquée évidemment. Mais l’Alchimiste est celui qui a changé ma vie. Peut-être est-il tombé au bon moment. Parfois on me dit qu’il s’agit de littérature facile, peut-être, sûrement même. Mais il a été pour moi un élément fondateur dans mon cheminement. Soit on adore, soit on déteste !

Tes techniques pour garder le moral ?

Les amis et les gens en général : quand on n’a pas le moral, on a souvent tendance à rester enfermé chez soi or rien de mieux que de penser à autre chose ! S’investir dans une cause ou aider quelqu’un est une bonne technique pour se sentir utile et sortir de son « petit soi ». Il n’y a rien de plus puissant que le don de soi.

 Les 3 good things : on vous en parlait dans un autre article… je l’ai longtemps pratiqué. Dans le métro, chaque matin, je notais les 3 choses positives de la veille. Aujourd’hui je me suis fait un pot où je mets chaque soir un truc chouette qui s’est passé dans la journée avec la date : ultra simple à faire ! C’est sympa de relire en fin d’année ou en cas de blues.

Aller en Andalousie. J’y trouve repos et ressourcement comme nulle part ailleurs… Ce n’est pas très pratique de partir là-bas à chaque coup de mou, j’en conviens ! Mais vous pouvez commencer par vous asseoir boire un jus d’oranges pressées au soleil en imaginant les orangers en fleurs, c’est une première étape !

Tes 3 valeurs ?

La bienveillance. On emploie ce mot à toutes les sauces en ce moment mais il est fondamental. Si on aime les autres, on réfléchit à l’impact que nos actions peuvent avoir sur eux et on fait attention. Retrouver le bon sens, cela commence par sourire à son voisin, une petite action bienveillante toute simple !

L’ouverture. Je crois en l’humain et je suis convaincue que nous avons tous quelque chose à apporter, qui que nous soyons, quoi que nous fassions. Nous faisons partie d’une pièce de théâtre géante dont nous sommes tous acteurs. Il n’y a rien qui m’agace plus que lorsqu’on met les gens dans des cases et l’entre-soi dans lequel on tombe souvent trop vite ! Le partage et l’échange sont fondamentaux.

La simplicité. Pour moi la simplicité est l’une des plus belles des qualités que quelqu’un puisse avoir. Ne pas jouer un rôle, être soi-même, oser admettre ses faiblesse et se montrer vulnérable, être sincère et entier… Dans la société telle qu’elle est construite aujourd’hui, c’est parfois difficile, on veut « paraître ». On met des dizaines de selfies sur les réseaux sociaux où l’on se montre heureux dans la vie perso, dans la vie pro on veut paraître fort ou sans faille. Je crois qu’il faut retourner à un peu plus de simplicité : nous sommes tous vulnérables, osons le dire et accueillir les faiblesses des autres de la même façon.

Une citation inspirante à partager ?

et aussi

Un petit message à faire passer aux lecteurs de l’optimisme ?

Papotons ensemble ! Contactez-nous pour nous donner toutes vos idées : etsionsouriait@loptimisme.com.

Rendez-vous la semaine prochaine pour interviewer un autre membre de l’équipe !

Pour pré-commander le livre : FNAC ou AMAZON ou chez votre libraire !

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