Travail et argent

Les 10 chiffres alarmants sur le mal-être au travail

peur

Le mal-être au travail impacte directement la productivité et l’engagement des salariés. Si la qualité de vie en milieu professionnel devient un enjeu pour bon nombre d’entreprises françaises, le défi est loin d’être relevé.

De nombreuses enquêtes relayées dans les médias en 2015 doivent nous encourager à étudier les pistes possibles pour accroître le bonheur des salariés.

L’absentéisme

Selon une étude de l’institut Alma Consulting Group (*1), les salariés se sont absentés en moyenne 16,7 jours par an en 2014.

Les chiffres de l’absentéisme sont en hausse par rapport aux années précédentes.

Le stress

D’après des recherches menées à Harvard et Sandford (*2), l’anxiété causée par les conditions de travail précaires, par les relations professionnelles inamicales, par les licenciements ou les recherches d’emploi infructueuses raccourciraient notre espérance de vie (et pas qu’un peu !).

Les premières victimes sont les salariés les moins diplômés, occupant des postes à faibles responsabilités.

Les AVC

En octobre dernier, Leparisien.fr  (*3) reprenait les conclusions d’une étude dévoilée dans la revue scientifique Neurology. Pour les femmes, ce risque serait plus élevé, atteignant les 33%.

Le burn out

 

En janvier 2015, l’institut Think a publié une enquête (*4) soulignant le risque réel de burn-out chez les salariés français. Cela s’explique par l’amincissement de la barrière entre la vie privée et la vie professionnelle en raison de l’évolution technologique.

Les smartphones, les iPhones ou les tablettes ont considérablement modifié notre rapport au travail : il devient de plus en plus difficile de s’affranchir de ses préoccupations professionnelles une fois rentré chez soi.

Les fonctionnaires

48% des fonctionnaires territoriaux de catégorie A ne s’épanouissent pas dans leur travail (*5)

Lagazette.fr a réalisé une enquête nationale dont les résultats sont alarmants. Pressions, problèmes relationnels, chasses aux compétences ou conflits hiérarchiques sont pointés du doigt.  En outre, les managers semblent plus découragés qu’auparavant concernant leur évolution professionnelle ou celle du service public.

Le bien-être au travail

56% des agents territoriaux trouvent que le bien-être au travail s’est dégradé (*6)

En octobre 2015, la même gazette faisait état d’un « repli sur soi » des agents territoriaux, mécontents à 70% de leur rémunération. Par ailleurs, un tiers d’entre eux sont inquiets pour leur avenir professionnel.

Sur les 5000 fonctionnaires interrogés, 56% jugent que leurs conditions de travail se sont dégradées. En outre, ils déplorent l’indifférence des élus.

Le manque de reconnaissance

Une étude Deloitte et Cadreemploi.fr  (*7) sur le « bonheur au travail » a été publiée en avril dernier. Elle recense l’opinion de 1800 salariés tous secteurs confondus.

4,8/10 est la note donnée par le panel à la qualité de vie au travail.

Pour 57% des salariés, la cause principale du stress professionnel est la surcharge de travail.

La reconnaissance est considérée comme un moteur de bien-être et de motivation. Pourtant, 7 salariés sur 10 estiment ne pas être reconnus à leur juste valeur.

La violence au travail

1 salarié sur 6 est victime de violence au travail en Europe (*8)

En 2015, Eurofound en coopération avec l’Ipsos ont réalisé une enquête européenne dans plus de 35 pays européens interrogeant plus de 40 000 travailleurs.

16% des travailleurs ont indiqué être exposés à la violence au travail, que ce soit sous la forme de harcèlement moral ou sexuel ou encore d’actes de violences divers et répétés de la part de leur employeurs ou collègues.

L’organisation

44% des salariés reçoivent des ordres contradictoires (*9)

En juin 2015, la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES) a fait paraître les résultats de son analyse portant entre autres, sur l’intensité au travail et les contraintes organisationnelles. Près d’un salarié sur deux déclare recevoir des ordres contradictoires, et un sur trois se sent soumis à un contrôle hiérarchique permanent.

Les incivilités

46% des salariés français pensent que les incivilités au travail ont augmenté ces dernières années (*10)

En novembre 2015, une enquête Eléas faisait paraître ses résultats sur les incivilités au travail. Il s’agit du renouvellement d’une enquête déjà menée en 2014. Les incivilités (courtoisie, code de politesse, propos discriminatoires, dégradation matérielle, violence verbale…) seraient pour 48% le fait des collègues de travail. Pour le reste, elles proviendraient de publics extérieurs à l’organisation.

Face à ce constat, www.loptimisme.com a pour vocation de remédier à cet état de fait particulièrement désastreux en recherchant toutes les pistes d’améliorations possibles.

(*1) Article lefigaro.fr, publié le 08/09/2015: L’absentéisme coûte 60 milliard d’euros
(*2)Article huffington.fr, publié le 06/11/2015: Stress au travail, espérance de vie
(*3)Article leparisien.fr, publié le 15/10/2015: Stress au travail et risque d’AVC
(*4)Article lefigaro.fr, publié le 07/01/2015: 2 salariés sur 10 au bord du burn out
(*5)Article lagazettedescommunes.com, publié le 27/10/2015: Bien-être au travail, les cadres en plein désarroi
(*6)Article lagazettedescommunes.com, publié le 27/10/2015: Bien-être au travail, dans les collectivités rien ne va plus
(*7)Etude Deloitte, publiée le 02/04/2015 Qualité de vie au travail
(*8)Publié le 23/11/2015: Sixth European Working Conditions Survey 2015
(*9)Publié le 10/06/2015: L’organisation du temps de travail
(*10)Publié en novembre 2015: Les français face aux incivilités au travail

 

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