Travail et argent

Un « dream manager » : manager du rêve pour votre entreprise ?

Avouez-le, vous avez eu un petit sourire en coin à la lecture du titre de l’article. Pourtant, le sujet est très sérieux.

Si la thématique du bonheur au travail arrive lentement en France, le sujet est déjà très répandu aux Etats-Unis ou dans d’autres pays européens. Simple altruisme de patrons « bisounours » ? Pas vraiment.

Le bonheur au travail : gagnant-gagnant

3-diagrammes

« State of the Global Workplace: employee engagement insights for business leaders worldwide » – Gallup, Inc. – 2013 – www.gallup.com.

Dans une entreprise, on trouve trois types de profils : les salariés engagés (heureux de venir travailler, sources d’innovations pour leur entreprise), les salariés non engagés (ceux qui viennent au travail sans motivation) et les salariés activement désengagés (qui viennent au travail et montrent leur désintérêt et démotivent les autres).

La France serait un des mauvais élèves. Comment ré-engager ses collaborateurs ? En le rendant heureux par exemple.

Selon Laurence Vanhée, DRH belge de l’année 2012, auteur du livre « Happy RH, le bonheur au travail, rentable et durable », un salarié heureux, c’est un salarié :

  • 6 fois moins absent
  • 2 fois moins malade
  • 9 fois plus engagé
  • 31% plus productif
  • 55% plus créatif

Rien que ça !

Les sociétés rivalisent de petites actions permettant à leurs salariés de se sentir bien : pots en terrasse, sessions de team-buildings, crèches d’entreprises, abonnements à la salle de sport, séminaires…

Certaines vont encore plus loin en s’intéressant à l’individu. Est apparu aux Etats-Unis le concept du « dream manager ».

Le Dream Manager

Un américain, Matthew Kelly a inventé le terme de « dream manager », son cabinet* va jusqu’à proposer des formations certifiantes permettant d’acquérir les compétences d’un bon « manager du rêve ».

Sa fiche de poste : aider les salariés à atteindre leurs rêves personnels.

Le dream manager prend soin des employés en les aidant à concrétiser leurs rêves. Il dispose d’un budget annuel et de moyens alloués à l’accompagnement des projets des collaborateurs : qu’il s’agisse de Paul qui rêve de participer à un marathon, de Stéphane qui veut construire une maison en bois ou de Léa qui veut passer son permis de conduire.

Chaque employé de la société, quelque soit son niveau hiérarchique a la possibilité de rencontrer le dream manager. Celui-ci lui demande de noter ses rêves. Parmi ceci, ils en sélecionnent un et travaillent sur un plan d’action pour l’accomplir. Des entretiens se déroulent ensuite de façon régulière pour gérer l’avancement du projet. Le dream manager ne signe pas seulement des chèques. Il guide les employés dans leurs démarches : pour mettre en place le plan d’actions, pour budgétiser le projet, pour trouver les fonds, etc…

Des employés heureux

Les salariés considèrent bien souvent que leurs employeurs ne sont là que pour leur fournir un salaire à la fin du mois.

Dans le cas des entreprises avec un dream manager, les employés sont beaucoup plus engagés, heureux de travailler pour une société les aidant en retour.

De grandes sociétés américaines ont déjà formé leur « Dream Manager », Mac Donald, Pepsico, Walmart, HSBC, FedEx pour n’en citer que quelques unes*.

Les conséquences : moins d’absentéisme, moins de départs inopinés et une meilleure efficacité des salariés. Rentable !

A quand l’ouverture de poste de « dream manager » en France ? A faire lire à votre patron…

*Sources : http://floydconsulting.com/dream-manager-certification

 

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