Le «slow movement» à découvrir pour lever le pied

Hyperconnexion, course à la réussite, recherche du profit immédiat, surconsommation, excès de toute nature… tel est le revers de la médaille de la vie moderne ! Contre les rythmes effrénés dont nous sommes les premières victimes, l’offensive s’est organisée et porte le nom du « slow movement », une contre-culture qui va à reculons de la pensée moderne dominante et qui promeut la déconnexion, le ralentissement dans toutes les sphères de l’existence et une plus grande écoute de soi et des autres.

Le mouvement a pris de l’ampleur depuis sa naissance dans les années 80 et ne manque pas d’inventivité pour attirer les curieux, à l’affût d’un nouvel art de vivre. Voici 5 branches que le « slow movement » s’est approprié dans le but de redessiner nos modes de vie contemporains.

Une escapade dans une « citta slow » ?

Les « citta slow » ou « villes lentes » fleurissent un peu partout sur la planète. Le principe ? Créer des villes où les citoyens sont invités à ralentir le rythme.

Regroupées au sein d’un réseau international, ces villes de moins de 50 000 habitants ont signé une charte de 70 recommandations qui les obligent, par exemple, à multiplier les zones piétonnières, à favoriser le sens de l’hospitalité chez les commerçants, à développer la solidarité intergénérationnelle, à promouvoir les systèmes d’échange locaux.

En France, certaines communes telles que Segonzac, Blanquefort, Mirande ou Grigny ont reçu leur label. Il en existe dans plus de 25 pays du monde : une bonne idée d’escapade pour des vacances basées sous l’égide de la lenteur !

Voyagez autrement grâce au « slow travel »

En parlant d’escapade, avez-vous déjà participé à l’un de ces séjours express en autocar où le guide vous donne 5 minutes pour prendre la photo d’un lieu avant de repartir vers le prochain ?

Comme dans tous les secteurs, le marché du tourisme a sorti des formules de type « en voir plus en un minimum de temps ». Les voyages n’ont pas échappé à nos instincts de consommateur.

L’idée du « slow travel » est de réapprendre ce qu’est la découverte en prenant le temps de connaître la population locale et en adoptant des modes de transport respectueux de l’environnement et moins rapides.

Célébrez ce que vous avez dans l’assiette avec le « slow food »

Le « slow food » est une des branches du « slow movement » qui allie le plaisir de manger à la protection de l’environnement. L’enjeu est de savourer à nouveau les mets que nous avons dans l’assiette, en prenant conscience de l’origine des produits et de l’impact de nos choix alimentaires.

Le « slow food » valorise la nourriture locale, défend les valeurs gastronomiques ainsi que le bien-être des animaux et la biodiversité. A travers son programme, le « slow food » milite également pour une éducation au goût, en invitant chacun à redécouvrir les plaisirs de la nourriture de qualité.

Pour en savoir plus sur le « slow food » français : http://www.slowfood.fr/

Faîtes une pause dans un « bar à sieste » et adoptez la « slow attitude »

Oui, vous avez bien lu ! Après les bars à sourire, un nouveau concept a vu le jour, celui du bar à sieste qui offre aux clients la possibilité de faire des mini-siestes en journée. Car la « slow attitude », c’est aussi cela : maximaliser les moments de loisir et de détente en s’accordant (et sans culpabilité) du temps pour soi !

Au cours des cinquante dernières années, nous aurions perdu 1h30 de sommeil. Or, le manque de sommeil est le meilleur ami de la démotivation ou de l’impatience. Un petit “roupillon” de 20 minutes suffit à recharger les batteries en cours de journée. Ne négligeons donc plus les vertus de la mini-sieste et assumons devant notre patron que celle-ci soit bonne pour la productivité de l’entreprise.

Exemple de bar à sieste à Paris (2ème arrondissement) : www.barasieste.com 

Le mouvement de la lenteur s’étend à bien d’autres domaines encore : slow management, slow school, slow books, slow money, slow TV, slow sex…

Etes-vous prêt à débrancher ?