Anaïs W., auteure indépendante présente son 5ème roman, « Suivre les vagues »

Anaïs W. nous parle de sa vie d’auteure indépendante et nous présente son dernier roman, “Suivre les vagues“, un livre qui met en scène une “quête de vie” à travers le personnage d’Eléa.

 

Bonjour Anaïs, pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre métier ?

Aujourd’hui, je suis auteure indépendante à temps plein, c’est mon activité principale depuis 2 ans et demi. J’étais en thèse scientifique quand je me suis lancée dans l’autoédition fin 2015.

Comment s’est passé ce changement de cap ? Avez-vous eu des peurs quant à votre projet d’autoédition ?

Pour être honnête, je n’ai pas eu trop de craintes ! J’ai un conjoint qui me soutient et cela aide énormément d’être à deux. Et puis, je suis une « créative » et donc plutôt dans la lune. Mon conjoint étant pragmatique et ayant beaucoup de recul, je me dis « tant qu’il ne s’alarme pas, tout va bien ! ». Je n’avais donc pas d’inquiétude particulière au début. C’est davantage le cas aujourd’hui, maintenant que les choses sont vraiment sérieuses.

Vous avez toujours eu une passion pour l’écriture ?

Je me suis intéressée à la lecture assez tard à l’âge de 12 ans. C’est à ce moment-là que mon imagination a débordé et que j’ai commencé à écrire. À l’adolescence, l’écriture est devenue une véritable soupape. D’ailleurs, trois de mes manuscrits datent de cette période de ma vie.

Quels thèmes abordez-vous dans vos romans ?

À l’âge de 12 ans, j’écrivais déjà des parcours de vie ; j’évoquais des personnages en galère qui finissaient par s’en sortir. C’est la thématique du cheminement personnel et humain qui est mon fil conducteur. Je développe ensuite dans cette thématique d’autres sujets plus précis, comme le VIH dans L’espoir au corps ou la maltraitance infantile dans Juste puni. Ce ne sont pas des sujets que j’ai sciemment choisis, ils se sont imposés à moi au fil de l’inspiration. En effet, jusqu’à présent j’avais besoin qu’il y ait un drame pour initier les changements chez mes personnages.

Qu’est-ce qui différencie « Suivre les vagues » de vos autres romans ?

Par rapport aux autres romans, justement, il n’y a pas de drame initiateur. J’ai voulu montrer qu’on pouvait changer et évoluer sans cela. Ce roman est donc une quête de soi, tel que chacun de nous est mené à avoir. Éléa, l’héroïne du livre, affronte des difficultés liées au développement personnel. Après avoir porté un masque toute sa vie, elle se trouve dans une situation où elle est totalement bloquée. Elle doit donc s’interroger sur son bonheur : à quoi aspire-t-elle vraiment à devenir ? À être ? Comment changer et savoir si elle est sur le bon chemin ? « Suivre les vagues »c’est donc un roman très lumineux et optimiste.

Eléa, c’est un peu votre double ?

Je ne peux pas le cacher : mes romans sont très liés à des choses que j’ai vécues, au moins émotionnellement

Le parcours d’Eléa est assez proche du mien quant à sa quête. Elle est inspirée par des questionnements que je partage avec elle. Je pense que c’est cette proximité avec mes personnages qui les rend si humains et appréciés des lecteurs.

Quels sont les défis d’Eléa ?

C’est une jeune femme perdue qui a très peur de la solitude et de l’abandon. Depuis des années, par peur du rejet, elle porte un masque et joue au caméléon. Elle se rend compte qu’elle n’est jamais elle-même et cela devient une souffrance. Elle décide donc de partir vivre seule pendant dix jours pour la première fois, au bord de l’océan. Plus de colocataire, de conjoint ou de parent pour la seconder. Elle veut être face à elle-même, quitte à être dos au mur.

Son plus gros défi est donc de vaincre sa peur de la solitude, d’apprendre à vivre par elle-même, indépendamment de l’avis et du soutien des autres.

Mais l’aventure se corse, car elle rencontre Farès juste avant son départ. Elle va tomber amoureuse de cet homme torturé, ce qui va à nouveau l’inciter à se concentrer davantage sur lui que sur elle. C’est ce dilemme et ce tiraillement qui donnent un peu de suspens à cette histoire !

Pouvez-vous nous parler de votre métier-passion, celui d’auteure. Qu’est-ce qui vous anime dans ce métier ?  

C’est une question difficile. Intimement, j’écris des histoires qui m’inspirent et qui me montrent le chemin. Je puise mes ressources en voyant que mes personnages sont capables de se surpasser. Je me développe ainsi à travers mes histoires.

Si je fais ensuite ce travail pour publier et faire connaître mes romans, c’est aussi parce que j’espère sincèrement que cela peut être une source d’inspiration pour des gens qui vivent des situations similaires.

Avez-vous des rituels d’écrivain ?

Lorsque j’écris, je vais d’abord m’approprier l’histoire mentalement. Je vais me poser les premières questions, me demander comment sont les personnages, ce qu’ils traversent, quelles difficultés ils vont devoir surmonter… Un thème va commencer à naître, puis des scènes vont se dessiner… Je vais commencer à les écrire puis les mettre bout à bout. C’est un peu comme une pelote de laine qui va lentement se dérouler.

Après, je dois avouer que je n’écris pas tout le temps, car je jongle avec d’autres activités (la promotion notamment). Mais mon inspiration est toujours prioritaire ! Si j’ai une idée, j’arrête tout pour écrire, quitte à sortir du lit à 2h du matin. Si à l’inverse, je suis bloquée, alors il faut que je m’immerge totalement dans l’histoire. Je vais aller marcher par exemple, et me poser des questions comme : si j’étais dans cette situation, qu’est-ce qui se passerait dans la vraie vie ? Qu’est-ce que je devrais faire ?

Ainsi, j’ai longuement marché sur la plage lorsque j’ai écrit « Suivre les vagues » en écrivant avec la dictée vocale.

« Suivre les vagues » est le Tome 1, avez-vous déjà prévu le Tome 2 ?

Il y aura un Tome 2 et je pense que cela s’arrêtera-là. Au début, quand j’ai annoncé un roman en 2 tomes, les lecteurs m’en ont voulu, ils m’ont dit « tu vas encore nous torturer en nous faisant attendre ! ». Maintenant qu’ils ont lu le tome 1, ils sont finalement heureux de devoir patienter. Ils me disent que cela va leur permettre de prendre du recul et de s’approprier ce qu’ils ont appris, découvert dans le Tome 1.

Et vous, quelles sont vos sources d’inspiration ?

Mes sources d’inspiration varient selon les périodes de ma vie. Cette année, j’ai lu des livres de développement personnel qui m’ont beaucoup apporté. J’avais envie de partager ce que j’ai appris à travers une fiction, qui pour moi, rend les choses plus accessibles à tout type de lecteurs. Si je devais en retenir un, je dirais Lise Bourbeau pour son livre « Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même ». Mais plus que des livres, ce sont des expériences que j’ai faites qui m’ont inspirée.

Avez-vous une expérience en particulier que vous souhaitez partager ?

Il y en a une qui m’a permis d’apprendre à vivre avec moi-même : il s’agit d’une retraite spirituelle que j’ai faite en juillet dernier près d’Agen. Cette retraite Vipassana consiste à se couper du monde pendant dix jours, dans le silence et à méditer 8h par jour. On apprend ainsi à accepter une forme de solitude (c’est très perturbant de croiser des gens et de ne pas parler !) et surtout, à rester neutre vis-à-vis des différentes émotions qui nous traversent.

Quand on se retrouve face à soi-même, des choses remontent, parfois brutalement, mais c’est libérateur. Personnellement, j’ai pu mettre des mots sur des angoisses dont je n’avais pas conscience et j’ai découvert (moi qui bouge tout le temps), que j’étais bel et bien capable de rester immobile pendant 1h.

Si vous deviez résumer le message de « Suivre les vagues » en une phrase pour conclure cet interview ?

Il est possible de s’affranchir de sa souffrance, de ses peurs, changer de vie…mais surtout, de devenir enfin soi-même.

Éléa, le personnage de « Suivre les vagues », me ressemble beaucoup, et chaque lecteur pourra se reconnaître. Il n’y a pas de vérité, je ne sais pas mieux que les autres ce qu’il faut faire. Ce roman est juste un exemple et j’espère que ce sera une source d’inspiration pour que les gens trouvent aussi leur bonheur.

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Propos recueillis par Eva Mazur (www.evamazur.com)