Anna Adella : le métier d’écrivain et l’invitation au voyage intérieur

Écriture, passion et sagesse : trois mots qui nous viennent à l’esprit quand on parle avec Anna Adella ! Devenue écrivain après des années de « petits boulots », Anna nous parle de son rapport à l’écriture et de l’acte de « créer ».

Son premier livre « La Vie est Tellement Belle…Laissez-vous traverser par Elle… » est une invitation à faire un voyage au cœur de nous-mêmes. Anna vient également d’ouvrir sa propre maison d’édition, les éditions Adara, pour aider des écrivains en devenir. Rencontre avec une auteure optimiste et attachante.

Bonjour Anna, nous sommes toujours ravis de présenter de nouveaux auteurs à nos lecteurs. Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis Anna Adella, je suis écrivain. J’ai accepté de faire de l’écriture mon métier. Suite à l’écriture de mon premier livre, j’ai compris que c’était l’univers des livres et de l’écriture que j’aimais explorer et dans lequel je me sentais bien.

Comment l’écriture a-t-elle croisé ta route ?

J’ai fait pas mal de détours avant d’arriver à l’écriture. Les études ne me plaisaient pas forcément. Je faisais des boulots alimentaires. J’ai abordé le monde du travail ainsi, en sachant que j’avais ma propre vocation à trouver.

L’écriture était naturelle, à l’intérieur de moi. J’ai cumulé des CDD, des CDI aussi. J’ai toujours essayé de faire des choix pertinents par rapport à ce que j’aimais et à ce que je ressentais.

Ces « boulots alimentaires » ont été source d’enseignements pour toi ?

Plus on a d’expériences et plus on peut en extraire de l’information, noter à l’intérieur ce qui se passe, ce qui nous convient ou non. En vérité, c’est très formateur : plus on observe à l’extérieur de soi ce qui se passe, plus on peut appliquer ces observations à notre propre vie.

Quand as-tu su que l’écriture allait devenir ton métier ?

L’écriture de mon premier livre – « La Vie est Tellement Belle…Laissez-vous traverser par Elle…» – a eu lieu en Australie, pendant un voyage. Mon rapport à l’écriture est un peu particulier. Ce n’est pas moi qui veux écrire, c’est plutôt « j’accepte d’écrire ». C’est une sorte de « don de soi ».

Ce livre s’est écrit en 5 jours et j’étais complètement présente à l’écriture.

Un acte créatif est un acte très délicat à expliquer. J’ai écrit « La Vie est Tellement Belle…» dans un état modifié de conscience.

Que veux-tu dire par « état modifié de conscience »?

Selon moi, un être humain passe en permanence par différents états modifiés de conscience : quand on regarde un film, quand on fume, quand on boit de l’alcool, quand on conduit… Il y a tout un processus qui s’est mis en place dans mon cœur et dans mon cerveau. Mais ce n’est pas comme une recette de cuisine qui nous permet d’obtenir le gâteau parfait. C’est bien plus complexe que ça.

Les états modifiés de conscience nous permettent d’explorer les choses plus en profondeur. Il s’agit d’un « endroit » qu’on ne contrôle pas, où il y a du lâcher-prise…Dans cet « endroit », on découvre des trésors…

Mon travail d’écrivain est d’amener cette connaissance et de dire aux lecteurs « oui, ça existe ! »

Peut-on appeler ce que tu décris comme étant un « voyage intérieur » ?

Oui. Le monde extérieur n’est que le simple reflet de notre monde intérieur. Si je n’ai jamais appris à m’émerveiller de mon monde intérieur, je n’arriverai jamais à m’émerveiller de l’extérieur.

Ce que j’observe avec l’expérience c’est que derrière l’histoire que tout le monde se raconte, il y a une histoire encore plus belle à découvrir, à l’intérieur de nous.

Quels trésors as-tu découvert à l’intérieur de toi ?

J’amène les lecteurs au sein de l’idée que « l’amour est tout. » Je fais référence à Paulo Coelho qui, dans son livre, L’Alchimiste, dit que « tout est une seule et unique chose. »

En se rappelant cette idée, on peut être au plus près de l’essentiel.

Nous sommes tous reliés les uns aux autres !

Peux-tu nous présenter ton livre, « La Vie est Tellement Belle…Laissez-vous traverser par Elle » ?

Mon livre commence par une invitation à voyager à l’intérieur de soi. En premier lieu, j’invite le lecteur à se débarrasser de tout ce qui l’encombre pour comprendre que ses croyances ne sont ni justes ni fausses. Nous passons des vies entières à cumuler des idées, des croyances sans faire le tri. Il faut faire du tri à l’intérieur de soi et alors, on peut accueillir de nouvelles expériences.

Ensuite, j’aborde la peur mais pas de manière négative. Je ne pense pas que la peur soit quelque chose de fondamentalement mauvais dont il faut se débarrasser. Bien au contraire, je conçois les peurs comme des parties de notre cœur. Donc j’invite le lecteur à aimer ses peurs.

Puis le voyage continue avec différents thèmes : faire confiance en la Vie, la magie des rencontres, l’amour, la liberté, le bonheur…

Ce livre est un hommage à tout ce que la vie m’a permis de découvrir.

Plus jeune, j’écrivais des « lettres à la Vie ». Je lui racontais ce qui était beau et ce qui me faisait peur. Chaque chapitre se termine par une « lettre à la Vie » et j’invite le lecteur à écrire sa propre lettre. C’est un livre très interactif !

Comment vis-tu du métier d’écrivain ?

Mon livre est mis en autoédition. J’ai été suivi par une communauté qui m’a permis de réunir 5600 euros pour faire aboutir ce projet. La sortie du livre a été un succès, ce qui m’a ensuite donné envie de devenir « maison d’édition. » Les maisons d’édition reçoivent énormément de manuscrits et j’aimerais créer des opportunités pour des écrivains qui partagent la beauté de la Vie.

Et si tu nous parlais de ta maison d’édition Adara ?

Adara signifie : « celle qui fait venir à elle les oiseaux. » Elle a ouvert le 1er Septembre 2019.

La ligne éditoriale des Editions Adara est de partager la beauté de la Vie et du Monde, c’est d’ailleurs son slogan.

Quels conseils aimerais-tu donner aux écrivains en herbe ?

D’écrire, tout simplement. Parfois, on me pose la question : « Pourquoi écrire alors que tout est déjà dit ? »

En fait, notre propre regard est toujours particulier. En écrivant, nous allons impacter des gens et je trouve qu’il est très important d’offrir ce qu’il y a à l’intérieur de soi, notre regard, notre soi qui est toujours unique.

Pour moi, nous sommes tous des artistes ! Je suis écrivain tout le temps, pas juste lorsque j’écris un livre.  Notre Vie peut devenir un chef-d’œuvre. Nous sommes des créateurs, dans tous les domaines de notre Vie.

Quelle est ta clé pour la réussite ?

Juste d’écouter son cœur. Se poser des questions, c’est aussi important.

La beauté cachée de la Vie se montre parce qu’on a été tolérant, parce qu’on a regardé ses zones d’ombre, parce qu’on a été patient et qu’on a eu le courage de vivre notre expérience…Et quand on va visiter cela, en suivant notre cœur, la Vie a plein de choses à nous faire voir.

Quelles sont tes sources d’inspiration en tant qu’écrivain ?

La Vie de tous les jours et la richesse des personnes qui sont présentes dans ma vie. Aujourd’hui, j’intègre ma réalité à 100% et ma vie quotidienne est ma source d’inspiration première. Pour moi, je suis le résultat de toutes les personnes autour de moi.

Souhaites-tu nous parler de tes projets ?

L’écriture d’un nouveau livre est en cours. Après avoir abordé la beauté de la Vie, je veux aborder la beauté du Monde. J’ai hâte de découvrir ce que la Vie me réserve au cours de l’écriture de ce livre… Il y aura une histoire et c’est le graal de l’écrivain lorsqu’il découvre ce qu’il est en train d’écrire…

Une citation à partager avec nous pour conclure ?

Celle du Dalaï-Lama : « Il n’y a personne qui soit né sous une mauvaise étoile, il n’y a que des gens qui ne savent pas lire le ciel. »

Nous vous recommandons vivement le magnifique livre d’Anna, “La Vie est Tellement Belle…Laissez-vous traverser par Elle” que vous pouvez commander ici !

Nous vous invitons à suivre Anna sur les réseaux sociaux et sur son site personnel.

Vous souhaitez publier un livre qui partage la beauté de la Vie et du Monde ? Découvrez les Editions Adara !

Anna adore Paulo Coelho et en particulier l’Alchimiste: lisez la chronique du livre !

Propos recueillis par Eva Mazur.