Antoine Macret : la région Hauts-de-France résolument tournée vers l’innovation et l’avenir !

Le 18 novembre 2019, l’équipe de l’Optimisme participait au lancement des Rencontres régionales de la Recherche et de l’Innovation (RRI). Un événement comme on les aime fédérant entrepreneurs, chercheurs, citoyens organisé par la région Hauts-de-France Innovation et Développement (HDFID). Rencontre avec Antoine Macret qui nous en dit plus.

Antoine, vous êtes directeur de l’HDFID, pouvez-vous nous en dire plus sur votre engagement ?

J’ai travaillé pendant des années dans le milieu industriel, à la fois dans des grands groupes et dans des PME. J’ai depuis toujours eu conscience de l’intérêt de travailler sur des objectifs tournés vers le collectif et de l’importance de l’ancrage régional. L’HDFID était donc une évidence, notre enjeu étant de booster l’innovation à l’échelle territoriale.

Pouvez-vous résumer en quelques mots l’HDFID ?

HDFID veut dire « Hauts-de-France Innovation et Développement ». Notre mission est de déployer le dispositif de la région en matière d’accompagnement des entreprises qui souhaitent innover mais pas seulement. Ayant une vision globale du territoire et de ses acteurs, nous agissons en tant que facilitateur pour ré-router vers le bon interlocuteur ou pour mettre en lumière des actions. Nous organisons également des événements comme les RRI pour animer et créer des synergies sur le territoire.

Vous avez choisi un format particulier pour l’événement : l’organiser dans plusieurs villes de la région…

Effectivement ! L’innovation se situe sur l’ensemble du territoire, et non pas seulement à Lille. Quand nos régions ont fusionné, il nous a fallu travailler de façon coordonnée et définir un objectif commun. Nous voulons mettre en valeur les acteurs sur l’intégralité de notre région d’autant que chaque territoire a sa propre identité et que nous sommes forts de nos différences culturelles.

Santé, agriculture, industrie… comment avez-vous choisi les différents sujets de cet événement ?

En demandant ! Nous avons fait un appel à manifestations diffusé auprès de tous nos réseaux et ainsi défini les sujets primordiaux. La co-construction, encore et toujours.

Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur ?

De partir à la rencontre des autres : en participant à des Hackatons, à des startup WE… De nombreux événements sont organisés quelle que soit la région ! Il existe également de nombreuses structures d’accompagnement (dans le numérique, dans la santé, dans l’environnement… ). Il faut oser frapper aux portes.

Difficile de savoir où frapper quand on est entrepreneur, on se perd facilement…

Effectivement… C’est d’ailleurs en ce sens que nous avons un rôle de facilitateur : nous travaillons en réseau et connaissons toutes ces structures. Nous orientons ceux qui frappent à notre porte vers la meilleure structure en fonction du besoin. En réalité, il faut également stimuler les échanges. Souvent les chercheurs et entrepreneurs travaillent sur des sujets bien précis et ne se rendent pas compte des passerelles possibles les uns avec les autres, et c’est normal. A nous de permettre les rencontres pour permettre de nouvelles synergies.

Comment favorisez-vous ces synergies ?

Notamment via la mise en place d’un portail de compétences en cours de construction. Par exemple un objectif est d’identifier ce qui est fait dans le milieu universitaire pour réfléchir aux possibilités d’application dans l’entreprise. Encore faut-il que les acteurs se comprennent… En réalité, il existe de grandes différences en terme de temporalité entre le monde de l’entreprise, celui de la start-up et celui de la recherche… Mais aussi en terme de vocabulaire, de cultures, etc…

La société de demain se construit avec les enfants d’aujourd’hui, travaillez-vous avec les écoles ?

Oui, nous sensibilisons les jeunes à l’entreprenariat par exemple au travers du programme « entreprendre pour apprendre » (EPA) qui est une association internationale qui permet aux ados de créer leur petite entreprise. Ils bâtissent vraiment un projet avec une équipe ; ils élisent un président, un secrétaire.

Un autre sujet dans lequel nous nous investissons est naturellement celui de la formation des enseignants…

Dernière question et non des moindres… qu’est-ce qui vous rend optimiste sur votre territoire ?

Cette volonté régionale d’agir ensemble. A l’Agence, nous sommes 35 à travailler main dans la main avec les services homologues de la Région : nous sommes connectés avec les parcs d’innovation et avec l’ensemble de l’éco-système. Être un « activateurs d’innovation » et contribuer au financement de 400 projets ne peut que me rendre optimisme sur notre capacité à inventer demain.

Vous habitez dans la Région Hauts-de-France et avez une idée innovante ? Consultez le site www.jaiunprojetinnovant.com.

Merci à Antoine Macret et à la Région Hauts-de-France pour leur accueil lors des RRI. L’équipe de l’Optimisme a rencontré de nombreux acteurs et citoyens engagés, de quoi avoir confiance en l’avenir !