Notre fondatrice, Catherine Testa

L’engagement de Catherine Testa, trentenaire engagée, à l’initiative du site www.loptimisme.com .

D’une crise à une autre

Il y a un peu plus de 10 ans, je finissais mes études. J’avais choisi d’étudier un domaine dont on parlait encore peu à l’époque : celui du développement durable. Surpasser la crise écologique qui nous guettait me semblait l’un des plus grands défis du 21ème siècle. Comme je l’évoquais alors, “du pur bon sens de penser l’entreprise dans sa globalité avec l’humain et l’environnement”. C’était en 2006, avant le premier grenelle de l’environnement, avant que cela ne fasse bien de parler de ce sujet… On me prenait pour un ovni “le développement durable, ma pauvre Catherine, tout le monde s’en fou”.

Tournée vers l’avenir, je me suis ensuite passionnée pour une autre révolution qui nous guettait, celle du digital et du numérique. J’ai alors rejoint un think-tank prospectiviste dans ce domaine.

Au fond, je ne m’étais pas vraiment trompée, ces deux sujets allaient devenir des enjeux de société plus ou moins bien absorbés. J’ai ainsi passé une dizaine d’années passionnantes à travailler auprès des plus grandes entreprises ; de New York à Pékin, un métier passionnant.

Pourtant, une autre crise attirait mon attention. Une crise dont on ne parlait pas. Une “fausse” crise pour certains. La crise morale. La crise de sens. C’est vrai, celle-ci était difficilement mesurable donc laissée pour compte. Mais n’était-elle pas fondamentale ? En s’intéressant à la crise morale qui nous inhibe, ne soignerait-on pas les autres crises ?

Et moi, quelle était ma contribution ? Quel était mon impact ? A quoi pouvais-je servir ? Comment contribuer à ma contemporanéité ? J’ai décidé de m’engager.

De l’importance d’être heureux et optimiste

En 2016, j’ai démissionné, à la surprise de tous. Oui mon job était passionnant, oui, j’avais ce qu’on appelle une carrière et de la chance, mais cela n’avait pas de sens.

A mes yeux, il était temps de redonner à l’optimisme ses lettres de noblesse. Face aux grands défis imposés par notre Planète et notre Société, il fallait co-construire l’avenir.

Parce que nous créons la société que nous imaginons et que l’optimisme est fondamental pour oser penser différemment.

Parler d’optimisme et de bonheur sociétal en France, créer un site 100% optimiste, cela a fait sourire mon entourage. “Tu es pourtant lucide” “Cela n’est-il pas naïf ?”

En France, ces mots font sourire ou gênent. Je le vois au quotidien. Autrefois, je parlais de crise environnementale, démographique, politique. On ne manquait pas de m’interpeller et de me donner un avis sur la pollution des eaux ou sur la gestion des déchets. Et ce, sans rien même y connaître. Aujourd’hui je parle de bonheur et d’optimisme : des thématiques plus facilement abordables. Et cela met mal à l’aise. 

En France, on paraît plus érudit à évoquer les crises financières ou politiques qu’à parler de bonheur. Vraiment ? Est-ce plus intelligent ? 

En échangeant avec Olivier et Monika qui deviendront mes co-fondateurs, nous avons décidé de nous engager pour l’Optimisme. Sans rien y connaître, sans réseau dans le domaine, sans penser à un retour sur investissement, nous avons décidé de créer un média 100% positif.

Parce que nous n’en pouvions plus de cette mise en lumière de la morosité, de cette informations anxiogènes. Et que nous voulions agir. Cela vous semble utopique ? Peut-être. Mais l’optimiste est le moteur de l’action.

L’optimisme : force motrice irremplaçable

« Etre optimiste par les temps qui courent ? Comment cela serait-il possible ? » « Les optimistes sont des naïfs. Ils voient la vie avec des lunettes roses et ne se rendent pas compte de la réalité !  ». Faux. L’optimisme se travaille.

L’optimisme est une posture mentale qui vise à se concentrer sur les actions qui font avancer au lieu de se focaliser sur les faits négatifs. Pas facile dans une surabondance de dépêches négatives qui orientent subrepticement notre état mental vers le pessimisme.

Etre optimiste ne veut pas dire être naïf. Il ne s’agit pas de nier la réalité qui nous entoure. Tous les créateurs d’entreprises, tous ceux qui s’engagent dans le milieu associatifs, tous ceux qui changent de vie sont au fait des bouleversements du monde, des attentats ou des crises économiques. Ils osent simplement croire en leurs projets.

Ce site a pour objectif de mettre en lumières ceux qui s’engagent et de donner à chacun l’envie d’agir.

Il y a des écologistes, des altermondialistes, des féministes, des anarchistes, pourquoi pas des optimistes ?

Merci pour votre confiance,

Catherine

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