Développement personnel : un tabou en France

Pourquoi le développement personnel était-il vu comme un signe de faiblesse en France ?

Travailler sur soi ? La honte !

Etrangement, il est mal vu dans notre société française, de prendre du temps pour se connaître. Et je ne parle même pas d’aller voir un coach ou un thérapeute. La question est pourquoi ?

Comment se fait-il que la majorité de la population voit ça comme honteux alors que la plupart des PDG sont coachés ? Le coaching est-il réservé à une élite ? Quelle est cette caricature qui laisse à penser que le développement personnel est pour les faibles ? Pour les femmes ? Pur cliché.

On a laissé penser à la majorité de la population que faire un travail sur soi était une faiblesse… Un imaginaire commun français bien ancré.

Le développement personnel : en cachette

Pourquoi avons-nous peur d’en parler ? Ne serions-nous pas un brin hypocrites ?

Les livres de développement personnel sont les plus vendus actuellement. Nul ne peut le nier : nous vivons un changement de paradigme et les français s’interrogent.

Cela devrait être une fierté et non pas une honte !

Pour ma part j’aime beaucoup cette phrase de Roland de Lassus qui dit « je travaille à être heureux : c’est le plus beau des métiers. »

Longtemps je n’ai pas assumé

Aux Etats-Unis ou en Australie, il n’est pas mal vu d’avoir un thérapeute.

Finalement, un coach ou un thérapeute n’est rien d’autre qu’une oreille attentive. C’est comme échanger avec un ami, qui a des clés concrètes pour vous accompagner à améliorer votre vie. Une personne qui vous accompagne dans les différentes épreuves de votre vie.

Pourtant, je ne dérogeais pas à la règle. Moi aussi, c’était un brin honteuse que je lisais des livres de développement personnel. Je me souviens de la première fois que j’ai vu un thérapeute. C’était à mes 22 ans. Je me refusais à accepter que j’avais besoin d’un coup de pouce. « Pas besoin moi, pas de problème moi. » Ca vous rappelle quelqu’un ?

Sauf que cette thérapie a transformé ma vie, littéralement. J’en suis ressortie grandie et plus sereine. J’ai par la suite été accompagnée ponctuellement lorsque j’en ressentais le besoin.

Je sais que je peux appeler ma thérapeute quand bon me semble, sans engagement aucun, et à ma convenance. J’ai compris qu’échanger sur mes difficultés avec un professionnel m’apportait bien plus que de me plaindre à mes amis. Eux ne sont pas plus avancés que moi pour m’aider à y voir plus clair.

Depuis plusieurs mois, je suis aussi coachée et l’approche du coaching me plait tellement que je m’y suis formée. Il n’y a pas de honte à voir un coach sportif alors pourquoi aurions nous honte à voir un coach mental ?

Tout l’enjeu est de ne pas se faire arnarquer, ne pas suivre un gourou et de trouver la bonne personne. Retrouver l’article à ce sujet la semaine prochaine.

Alors, on assume  ?

Marie-Alix, après des années dans le monde de la finance est devenue coach pour accompagner ceux qui changent de vie. Contact : marie-alix@loptimisme.com