Eva Mazur, sophrologue : « La sophrologie me rend optimiste sur la nature humaine… »

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je me définis comme une « facilitatrice d’expériences humaines » ou une « collectionneuse d’heureux hasards » ! J’aime l’idée d’explorer la vie dans tous ses détails et sous tous ses angles…

Je suis passionnée par les rencontres, les voyages, les gens…Pragmatiquement, j’ai différentes casquettes : je suis juriste et criminologue de formation, j’ai aussi enseigné le FLE, je suis sophrologue et cheffe de projet à l’Optimisme. On me demande souvent le rapport entre toutes ces activités. Il y a un lien évident : l’humain et la nécessité urgente de recréer du lien les uns avec les autres pour faire bouger les choses ! 

Qu’est-ce qui t’a amenée à la sophrologie ? Y’a-t-il eu un événement particulier, un tournant dans ta vie qui t’a fait découvrir cette méthode ?

J’ai travaillé en Angleterre avec des femmes victimes de violence et dans le milieu de la justice pénale. On m’a donné carte blanche et une seule consigne : faire ressortir ce qu’il y a de beau chez ces femmes ! Je me suis plongée avec passion dans des outils, des ressources et des méthodes qu’on ne m’avait jamais appris à l’Université : yoga du rire, mindfulness, méditation, relaxation, techniques énergétiques, thérapies brèves, art thérapie, tableau de visualisation…En fait, tout ce qui permet d’éveiller les ressources intérieures de l’humain, d’élever sa conscience et non de pointer tout de go ce qui déraille chez lui !

A titre personnel, la visualisation et l’imagerie mentale, à la base de la sophrologie, m’ont beaucoup aidée à sortir d’une situation émotionnelle douloureuse qui me paraissait insurmontable à l’époque. Dans ce contexte, la sophrologie m’est apparue comme un outil incroyablement subtil et efficace. J’ai décidé de m’y former pour le transmettre à ceux qui en ont envie et besoin.

En quoi consiste la sophrologie ?

Je préfère dire que la sophrologie est un « outil de transformation personnelle » plutôt qu’une “méthode”, un terme qui peut laisser entendre qu’il y aurait une recette magique à notre bien-être. Il n’y en a pas ! Il y a autant de recettes que d’êtres humains !

En sophrologie, on utilise des exercices de respiration en associant le corps (des mouvements doux, inspirés du yoga, entre autres) et l’esprit. Les visualisations permettent de vivre des ressentis positifs et de prendre conscience que nous avons en nous toutes les capacités dont nous avons besoin pour vivre une vie à la hauteur de nos rêves, pour nous libérer de nos croyances limitantes, de nos angoisses et de nos habitudes toxiques. 

Qu’est-ce qui rend ce métier inspirant ?

La sophrologie peut se pratiquer dans beaucoup de contextes différents (entreprises, écoles, maisons de retraite, clubs de sport, associations, hôtels, hôpitaux…) et sur tous types de publics. On peut frapper à plein de portes et générer des rencontres incroyables dans ce métier ! C’est une activité où l’humain est au cœur du processus et c’est hyper enrichissant. Lorsque les gens ont des prises de conscience grâce à la sophrologie et qu’ils trouvent des clés intérieures sans même s’y attendre, cela m’émerveille ! Je me dis que le changement est possible pour tout le monde et qu’il n’est jamais trop tard…La sophrologie me rend optimiste sur la nature humaine…C’est aussi une activité qui ne laisse pas de place à l’ennui et grâce à laquelle on peut apprendre tous les jours !

Une anecdote positive ou inspirante que tu as vécue dans le cadre de ton activité et que tu aimerais partager aux lecteurs ?

Mes meilleurs anecdotes ont lieu quand les clients lâchent prise, se prennent au jeu et inventent leurs ressources avec leurs mots et leurs images à eux. Cela donne des résultats très surprenants. Telle personne va imaginer un crocodile qui mange ses pensées négatives, une autre va visualiser la poubelle d’un Macbook en y associant le bruit pour y jeter les critiques ou voir un énorme ours en peluche pour se remplir de sérénité…L’imagination, c’est infini et c’est fascinant de la voir se déployer sous nos yeux en direct au cours d’une séance.

Quelles sont tes sources d’inspiration dans la vie ?

Je travaille à l’Optimisme donc des doses d’inspiration, j’en ai au quotidien grâce aux rencontres que ce projet permet de faire : écrivains, philosophes, artistes, chefs d’entreprise, thérapeutes, lecteurs, voisins, passants, collègues… Les gens sont ma première source d’inspiration ! Ensuite, je suis très sensible à l’art, aux mots, à la nature et aux petites choses du quotidien : il suffit d’ouvrir les yeux pour avoir de la matière et utiliser la sophrologie de manière ludique et inspirante tous les jours ! 

Qu’est-ce qui rend ta pratique de sophrologue singulière ?

Ma formation de sophrologie m’a donné un « matériau brut ». Je l’habille avec mon vécu, ma personnalité et ma sensibilité. J’enrichis mes ateliers avec d’autres influences que ce soit la PNL, la méditation, l’hypnose… Surtout, je donne une large place à la créativité et un espace où l’expression des ressentis peut se faire sans jugement. Un jour, à la fin d’un programme, une cliente m’a dit : « si je devais résumer ces séances en un mot, je dirais : liberté ! » C’est ce mot qui nourrit ma pratique de sophrologue : je rêve d’un monde en paix et notre liberté intérieure en est une condition sine qua none à mes yeux ! 

Quelle citation te booste au quotidien ?

Tout ce qui peut être imaginé est réel” (Pablo Picasso)