Apprendre à lâcher prise : 3 idées

Comment lâcher-prise ? Telle est la question qui revient sans cesse quand j’interroge les lecteurs de l’Optimisme via Instagram… Dans une vie agitée et dans laquelle on vit à 100 à l’heure, tout le monde n’a pas la capacité de Mathieu Ricard et n’est pas capable de « faire le vide ».

Longtemps, j’ai cru que cette capacité était celle des sages. Pour ma part j’avais encore bien du chemin à parcourir. S’il fallait faire une métaphore, mon cerveau ressemble à un navigateur internet avec des dizaines d’onglets ouverts en permanence : la prochaine conférence à préparer, cette personne à rappeler, la réunion à faire avec l’équipe, cette idée que je suis impatiente de mettre en place… En gros, des dizaines de sujets pros et persos à « dompter ».

Très longtemps je me suis dit « impossible » en lisant ces articles indiquant de lâcher prise. D’ailleurs, à quel moment me poser ? C’était certain : si je le faisais, j’allais perdre du temps et le temps, c’est probablement ce qui me manquait le plus. Et pourtant…

Comment allais-je réussir à mener de front vie pro et vie perso si je ne m’offrais pas de bulle de respiration ?? Comment allais-je ne pas m’effondrer de fatigue ? Et surtout… J’étais convaincue d’une chose : c’est quand on a confiance, c’est quand on lâche prise que la magie arrive.

Mais dans l’agitation du quotidien, comment faire ? Surtout quand on est de nature quelque peu hyperactive ??
Voici 3 idées (expérimentées, validées, testées)

1/ S’autoriser l’imperfection et l’assumer

Je ne suis pas parfaite, il n’est pas parfait, vous n’êtes pas parfait. Une fois qu’on le sait, qu’on l’assume, on va déjà un peu mieux. Personne, quoi qu’on en pense, n’arrive à atteindre TOUS ses objectifs en même temps.

Tout le monde, absolument tout le monde a sa zone d’imperfection.

Donc non, vous n’arriverez pas, de front, à lancer le projet exactement comme vous le visualisez dans 10 ans, non, vous n’arriverez pas à être parfait/e pour l’ensemble des membres de votre famille, non vous n’arriverez pas à finir votre TODO géante dans la journée.
C’est normal. Nous sommes tous pareil. Faîtes sauter cette recherche de la perfection et assumez. « J’ai fait de mon mieux ». Lors de ma première rencontre avec mon mentor son premier conseil fut « travailler 8h par jour, faire autre chose pendant 8h par jour, dormir 8h par jour ». Vraiment ? Moi qui trouvait que le projet n’allait pas assez vite… qu’il fallait que je bosse encore plus, qu’il fallait que j’améliore ceci ou cela… avec toujours un sentiment de culpabilité pesant sur ma tête…

Une sorte de mauvaise conscience qui m’envahissait non stop.

Le jour où j’ai décidé de faire de mon mieux dans le temps imparti à chacune de ces activités, je me suis foutu la paix et j’ai arrêté d’observer en permanence toutes mes imperfections et tout ce que je n’avais pas réussi à faire.

2/ Coucher sur papier ses pensées

Soyons honnêtes, ce qui se balade dans notre tête, c’est bien souvent une sorte de bavardage entre nous et nous.

On refait le fil de la journée, « j’aurais dû dire ça, cela aurait été plus intelligent », on envisage des scénarii qui arrivent rarement « et si jamais ceci arrive ?? » ou alors on parcourt sa « liste de trucs à faire ».

Changer s’éduque et se travaille.

  1. Dès que vous sentez que vous commencez à faire des divagations et des hypothèses sur le futur : remarquez-le et posez-vous la question « suis-je madame Irma ? Pourquoi suis-je en train de créer un scénario catastrophe ? ».
  2. Concernant les idées positives (créatives) couchez-les sur papier dès qu’elles arrivent et classez-les. L’enthousiasme peut lui aussi vous brouiller le cerveau et vous empêcher de dormir.

Pour ma part, j’ai réussi à vider mon cerveau des scénarii catastrophes mais j’ai en permanence les idées qui arrivent pour le livre, pour des articles, pour des conférences. Si elles restent dans ma tête, je les déroule sans rien faire d’autre.

En les couchant sur papier, elles « existent » et je me rappelle qu’il faut y revenir au moment opportun (qui n’est probablement pas entre 3 et 4 heures du matin).

3/ Tenter la méditation

Oh je vous entends de là… on ne parle plus que de ça. La tendance Yoga-méditation semble faire vendre. Et je dois vous avouer que j’étais vraiment très loin de cette philosophie au démarrage.

Le côté « zen, bobo avec tapis de yoga et jus de goyave », ce n’est pas trop mon truc. Disons, que je suis plutôt à aimer me retrouver avec les potes autour d’une bonne bouffe, si on peut rigoler c’est encore mieux. Et ce dicta de la méditation, j’en avais un peu marre, convaincue que trop « jusqueboutiste » cela ne parlerait pas à toute une partie de la population.

Mais j’ai essayé. Dans mes bonnes résolutions 8-8-8 heures et en découpant mon temps, j’avais le temps d’introduire des expérimentations. Et s’il fallait lâcher prise, la méditation devait faire partie de la solution.

Alors j’ai expérimenté, en commençant par des méditations sur Youtube, si certaines étaient très bien, d’autres sont « dangereuses ».

Alors j’ai testé les applications et c’est avec ça que je vous conseillerais de commencer. Il y a bien sûr Headspace en anglais (que j’utilisais) mais pour la version française, je vous conseillerais « petit bambou ». D’autant qu’il y a 8 méditations gratuites. L’avantage c’est qu’elles sont « calibrées » et il s’agit d’un très bon premier pas en la matière.

Alors, évidemment, on ne va pas se mettre les pieds en tailleur au milieu de son bureau, mais cela permet de “se mettre dans une bulle” quand on trouve un moment. Pour ma part, je le fais le soir… Et… Dans les transports. Rien de tel que d’utiliser l’appli dans l’avion (où globalement il ne se passe jamais grand-chose), voir dans les trajets en train. Un casque sur les oreille et hop : rendez-vous dans une bulle hors du temps !

PETIT BAMBOU A ESSAYER ICI 🙂

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