Vous connaissez peut-être Max Bird, youtubeur, auteur, comédien et influenceur. Il nous parle de sa vision de la vie et de la réalisation de ses rêves  ! Nous avons été impressionnés par son histoire !

Max Bird, peux-tu te présenter ?

Aujourd’hui, je vis de mes passions. Je suis influenceur public mais surtout comédien, youtubeur et auteur.

Que rêvais-tu de faire plus jeune ?

Depuis toujours, je souhaitais devenir biologiste ou ornithologue. Plus jeune, l’un de mes grands rêves était de partir en Amazonie à la recherche de la harpie féroce (oiseau rare). A 15 ans, j’ai eu l’opportunité de partir en Guyane française. Dès lors, je me suis désintéressé de l’école : ma seule préoccupation était de partir à la recherche de cet oiseau  rare. Lycéen, j’ai rédigé mes premières publications ornithologiques et accompagné des scientifiques sur des expéditions. Un jour, j’ai eu la chance de voir de mes yeux la harpie féroce que certains passaient leur vie à chercher !!! C’était incroyable !

Tu as ainsi accompli ton plus grand rêve…

Le jour où j’ai vu cet oiseau, je n’avais que 17 ans. Alors que je m’étais donné toute ma vie pour le trouver, j’avais atteint ce rêve : quelque chose s’est brisé. Je me suis rendu compte que le plus beau moment à vivre ce n’était pas le moment ou je l’avais vu mais c’était de me lever tous les matins à 6 heures pour aller dans la forêt, espérer la voir et sursauter à chaque fois que j’entendais un bruit dans les buissons.

Tu as toujours cru en tes rêves ?

Souvent, les gens ont des rêves mais c’est tellement peu probable que ça marche, qu’ils n’essayent pas. Il vaut mieux ne jamais atteindre son rêve plutôt que ne jamais avoir essayé de l’atteindre.

Tu évoques parfois l’échec…

En effet, il y a une peur de l’échec : mais l’échec est nécéssaire.

Quand j’ai commencé mes contenus vidéos, mes programmes étaient nuls donc ça n’a pas marché 😀 Ceux qui travaillaient avec moi ont arrêté, j’ai continué. En réalisant mes nouveaux programmes je savais ce qui ne fallait pas faire ! Heureusement que je m’étais vautré ! C’était une chance énorme : se tromper c’est ce qu’il y a de mieux ! Plus tu tentes dans ta vie, plus tu te trompes et plus tu deviens un expert ! Trompons-nous !

Comment as-tu dépassé cette peur de l’échec ?

J’ai eu la chance de tenter des choses jeune qui semblaient absurdes mais qui ont marché parce que j’ai tout sacrifié pour. Aujourd’hui, j’ai l’impression de jouer dans une simulation de jeu vidéo en mode facile où dès que tu veux faire un truc, tu sacrifies tout et ça marche. Tu sacrifies la peur que ça ne marche pas.

Et ton retour en métropole ?

Quand je suis rentré de Guyane et que j’ai repris le cours de ma vie, je n’avais plus le même plaisir. Je voulais poursuivre un nouveau rêve. J’ai donc cherché un rêve absurde, démesuré pour avoir un nouveau chemin à vivre.

Comme dit le philosophe Jean-Jacques Goldman, “il n’y a que les routes qui sont belles et peu importe où elles nous mènent yohoho” et il a bien raison.

J’ai dit à mes parents “J’arrête la biologie et je monte à Paris pour devenir comédien”. J’arrive aux Cours Florent. J’écris des sketchs et je les joue partout. J’arrive à convaincre une de mes professeurs de m’aider sur la création d’un one man show. L’année suivante, je suis sur scène. Même si je ne deviens pas une star, je suis comblé !

Tu avais un plan B ?

Si tu gardes un plan B, ça ne marche pas. Un général chinois, Sun Tzu, disait : “si tu veux assiéger une ville, laisse toujours un endroit non protégé où les gens peuvent s’enfuir. Sinon, ils se battent jusqu’à la mort et ils gagnent”. Si tu laisses une petite porte de sortie, tu crées le plan B dans la tête des gens.

A mon premier cours de théâtre, le professeur nous a demandé  “Si jamais vous n’êtes pas comédien, vous faites quoi ?”. Chacun a répondu puis elle nous a dit “Tous les gens qui ont un plan B, c’est ce que vous allez faire. Une carrière de comédien, c’est très difficile, si vous avez un parachute, vous allez tirer dessus un jour, c’est sûr !“.

Tu étais un enfant passionné et déterminé : que dirais-tu à des jeunes qui se cherchent ?

Je ne sais pas d’où ça vient. C’est assez fréquent que les jeunes enfants soient passionnés par l’astronomie ou les dinosaures. Peut-être que c’est à l’adolescence que tout vole en éclat car toute notre énergie, notre capacité cérébrale s’orientent vers la recherche d’un partenaire sexuel. Or moi, ce n’est pas arrivé à l’adolescence. J’avais cette certitude que ça ne marcherait pas pour moi. Tout mon temps était ainsi consacré à mes passions. Je sortais, j’avais des potes mais à 6h j’était sur mon vélo pour aller dans la forêt observer les oiseaux. On peut pas forcer quelqu’un a être passionné, ça vient de lui à un moment ou un autre. Pour moi il n’y a pas de recette miracle, il faut se reconnecter à ses rêves.

Comment tes parents ont réagi ?

La première fois que j’ai fait “un caprice de jeune”, que j’ai dit à mes parents que je voulais poursuivre mes rêves, c’est quand on partait de Guyane. J’avais noué plein de contacts avec des scientifiques et j’ai dit à mes parents “J’ai plein d’opportunités, je ne sais pas si elles se concretiseront mais j’aimerais rester un an de plus”. Ils ont accepté car j’avais un plan et que j’étais déterminé.  Comme ça s’est super bien passé, ils ont été moins méfiants les fois suivantes.

Une citation ?

L’appétit du bonheur, c’est déjà le bonheur ! 

Un conseil ?

Si vous avez envie de faire quelque chose, faites-le ! Si la plupart des gens te disent que c’est une idée ridicule, c’est que tu es dans la bonne direction. Idriss Aberkane disait que toute révolution commence par une idée ridicule, dangereuse puis évidente.

SURPRISE !

Max Bird joue son spectacle à Paris jusqu’au 5 janvier ! Courez le voir, il est génial ! Les places sur billets réduc.

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