Tout plaquer pour changer de vie, un rêve qui séduit de plus en plus

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    Changer de vie

    A LIRE DANS LE PARISIEN

    Changer de ville, de travail, d’amis… bref, de vie. Qui n’y a jamais songé ? De plus en plus de Français franchissent le pas et c’est souvent après avoir eu le déclic pendant les vacances.

    Ces paysages, ces gens, ce climat… C’est décidé, on reste ici. A l’heure des retours de vacances, certains rechignent à boucler leurs valises, avec la certitude que la vie est ailleurs. Ce voyage d’été, prévu pour vider la tête, s’est transformé en un déclic, proche de la rencontre amoureuse, qui vous fait prendre conscience que votre existence ne se déroulait sans doute pas au bon endroit. Et cet endroit, vous venez de le trouver. Plus question de le quitter.

    Coup de foudre irrépressible ou projet mûrement réfléchi, ils ont sauté le pas alors que d’autres caressent ce doux rêve de loin, simplement en regardant les offres d’emploi ou les annonces immobilières dans la région. «Tu as vu la maison que l’on pourrait s’acheter dans le coin ?» Qui n’a pas fait ça lors d’un séjour ? Personne. Mais tout le monde ne change pas de vie. Eux si.

    De Bordeaux au Brésil

    Solal, 42 ans, sera définitivement installé au Brésil en octobre. Un pays qu’il a découvert l’an dernier, lors de vacances avec des amis. «Je quitte sans regrets Bordeaux pour Salvador de Bahia. Cette ville, avec ses couleurs incroyables, ç’a été une révélation. Je suis convaincu que je serai malheureux toute ma vie si je ne fais pas ce choix. Je vais d’abord travailler dans l’hôtellerie, ensuite je verrai bien.»

    «L’envie d’ailleurs est très fréquente, souvent à une période charnière de l’existence, analyse Patricia Delahaie, coach de vie*. A 40 ou 50 ans, après la fin d’un amour, la mort d’un parent… Ces étapes sont propices à une remise en question.» Toutefois, elle met en garde : «On peut avoir un coup de coeur en vacances pour un pays, une région, mais on découvre le territoire dans des conditions idéales, avec un regard plus détendu. Je pense qu’il faut prendre le temps de préparer ce projet pendant un an, surtout si vous êtes quelqu’un d’excessif.»

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