Olivier Kressmann est le président du digital festival de Tahiti. Sans lui, ce dossier sur Tahiti n’existerait pas sur le site. Olivier Kressmann est, avec Muriel Pontarollo, celui qui a éveillé notre curiosité sur ce territoire qu’est la Polynésie Française grâce au Digital Festival Tahiti #DFT2019 auquel l’équipe a participé ! Rencontre.

Olivier, tu es président du Digital Festival Tahiti, peux-tu nous expliquer pourquoi tu as accepté ?

Je vis en Polynésie Française depuis 33 ans. Mon sujet a toujours été l’informatique : j’ai été diplômé d’un BTS informatique en 1986 ! Depuis lors, j’ai développé et mis en place des outils visant à la meilleure gestion des entreprises. Aujourd’hui, meilleure gestion veut aussi dire engagement dans des différentes causes comme l’environnement, la santé, etc… quand on m’a proposé d’être président, j’ai évidement été partant.

Le digital peut-il être au service d’un territoire comme la Polynésie Française ?

Il y a de la magie à concevoir des outils qui aident les gens : à chacun d’utiliser sa  créativité en adéquation avec ses valeurs. Je suis convaincu que le développement de solutions informatiques peut permettre de s’engager vers plus de collaboratif et de partage de la donnée pour stimuler l’intelligence collective. 
Par exemple, pendant plusieurs années, avec OPEN (Organisation des Professionnels de l’Economie Numérique), nous avons travaillé en mode collaboratif pour réfléchir aux enjeux du numérique sur le territoire.

Peut-on aujourd’hui décorréler le numérique des autres enjeux que sont l’éducation, la santé, l’environnement ?

Difficilement. C’est d’ailleurs pour cette raison que le Digital Festival Tahiti va au delà du purement digital. On a d’abord pensé à utiliser le hashtag « tech4good ». Mais vivre dans une île est particulier : nous sommes confrontés à des problématiques spécifiques au contexte îlien. Nous avons ainsi inventé le hashtag #tech4islands, parce que nous partageons des thématiques communes avec d’autres territoires comme la Nouvelle Calédonie qui était également pressente lors de ce festival. L’enjeu est d’identifier toutes les solutions innovantes, pour nos îles polynésiennes mais aussi pour les îles en général.

Quels ont été, selon toi les points forts de ce festival ?

La coopération et la collaboration. Ce festival, qui est une association, a su fédérer le monde privé et le monde public, on a pu y voir des start-up innovantes tout autant que des entrepreneurs (voir article sur Moana Explorer) engagés pour notre île. De nombreux acteurs se sont joints au projet : des club d’entreprises engagées vers l’Avenir (retrouvez notre article sur l’EPER) et d’autres acteurs comme l’Ademe. L’événement a été riche de rencontre. On a parlé du sujet dans de nombreux médias en métropole et dans d’autres pays ! Que le digital festival de Tahiti soit à l’initiative du mouvement #tech4islands est une fierté partagée par l’ensemble des participants !

La suite ?

Aller encore plus loin l’an prochain et utiliser cet élan partagé à travers les réseaux sociaux pour mettre en avant notre ADN polynésien. Un mouvement est né grâce au collectif, l’objectif est de l’enrichir et de servir des thématiques comme la santé, le tourisme, l’éducation, l’environnement pour partager ce que nous réussissons à inventer ici…

L’équipe de l’Optimisme est elle aussi intervenue lors du Digital Festival. Nous avons été littéralement bluffée par l’engagement des intervenants pour leur territoire