Audrey: “Sortir de la fatalité qu’inspire la maladie”

Notre équipe avait rencontré Audrey Leroux il y a déjà 3 ans, elle était alors une de nos premières lectrices. Elle nous avait raconté son histoire. Trois ans plus tard, nous nous retrouvons pour lui donner la parole sur son cheminement avec la sclérose en plaques, maladie inflammatoire qui attaque le système nerveux central. Admiratifs de sa force et de son courage face à la maladie, il nous semble important de mettre en lumière son témoignage afin de donner à tous ceux qui vivent des moments difficiles une lueur d’espoir. Rencontre.

Bonjour Audrey, peux-tu te présenter en quelques mots ? 

Je m’appelle Audrey Le Roux, j’ai 34 ans et deux enfants. Et je suis atteinte d’une SEP (sclérose en plaques) depuis 10 ans. Ancienne journaliste de presse écrite, j’ai complètement changé de vie professionnelle ! Cela a eu des conséquences (positives) inattendues sur ma vie dans sa globalité…

Il y a eu un événement marquant dans ta vie, peux-tu nous en parler ? 

Le 28 septembre 2010, on me diagnostique une sclérose en plaques. A ce moment-là, tout juste pacsée, le monde s’effondre. Ma vie qui n’était que projets devient un immense trou noir. Si aujourd’hui la lumière rayonne, c’est après un long combat contre moi-même avant tout.

A 24 ans, on ne connaît pas grand chose de la vie et on ne se connait pas. Il a fallu que j’apprenne à être moi et à partager mon corps et ma vie avec cette meilleure ennemie.

Quel a été le parcours ?

Je suis passée par de nombreuses étapes : la découverte du monde médical, des traitements, du vocabulaire de la maladie qui arrive et qui s’installe mais qui ne veut pas repartir…

Mais aussi l’acceptation et la cohabitation. A 24 ans, on a la vie devant soi, pour moi elle était derrière.

Qu’est ce qui t’a aidé ?

Ce qui m’a aidée, ce pourquoi je me suis battue les premières années, c’est mon mari qui est resté malgré tout mais aussi mon entourage, ma famille et plus particulièrement mes parents.

D’entendre pleurer ma maman au téléphone m’était insupportable alors je me suis bottée les fesses. Cela n’a pas été facile tous les jours et encore aujourd’hui (je suis parfois invivable) mais je pense y être arrivée.

Comment as-tu utilisé tes ressources intérieures pour surmonter cette épreuve ? 

Je n’ai pas forcément réagi tout de suite. Au début, j’étais comme anesthésiée par l’annonce et je suivais un peu le mouvement. Et puis j’ai commencé à faire du yoga, à sortir de cette fatalité qu’inspire souvent la maladie. J’ai eu deux beaux enfants et ça a été le déclic supplémentaire. Je voulais donner du sens à ma vie donc j’ai quitté mon job et j’ai créé mon entreprise.

Aurona est donc née afin d’apporter du bonheur au travail. Pour proposer le meilleur à mes clients, je me suis ouverte à tous types de pratiques et j’ai commencé sans m’en rendre compte à travailler sur moi-même… Une vraie libération !

Où en es-tu aujourd’hui ? 

Aujourd’hui, je pense être une femme heureuse et accomplie. Après 10 ans de rémission et des examens positifs, tous les voyants sont au vert pour un arrêt possible de mon traitement avec contrôle rigoureux.

J’ai créé une entreprise qui a du sens puisque j’aide les employés à se sentir mieux au travail, dans tous les cas j’essaie. J’ai la sensation que ma vie est désormais un cercle vertueux, que j’ai trouvé un équilibre, et ça, ça fait du bien ! Je ne sais pas de quoi sera faite ma vie, même dans quelques mois, mais je suis heureuse et sereine.

Qu’aimerais-tu dire à ceux qui vivent une expérience similaire à la tienne ? 

Qu’il ne faut jamais baisser les bras. Que dans chaque malheur, on tire du positif même si ce n’est pas dans l’immédiat. Que nous avons la chance d’être là, alors saisissons-la pour en faire quelque chose de bien.

Je suis persuadée que sans ma SEP, je n’en serai pas là aujourd’hui. Bien évidemment je ne suis pas contente d’être malade, mais peut-être était-ce un passage obligé ?

Quelles sont tes sources d’inspiration dans la vie (livres, personnes…) ? 

Ma première source d’inspiration est ma maman, une femme forte qui a choisi son chemin à une époque où cela ne se faisait pas. Et puis bien sûr de nombreux livres et auteurs comme Laurent Gounelle et son titre Les dieux ne voyagent pas incognito. Je pense que chaque situation et/ou personne peuvent être source d’inspiration à partir du moment où l’on y voit le positif.

Quelle citation te booste au quotidien ? 

Ne jamais baisser les bras 😉

Pour découvrir Aurona, créateur de bien-être au travail, cliquez ici. Pour toutes informations complémentaires, vous pouvez contacter Audrey à: audrey@auronaetcie.com

Une autre histoire inspirante? Retrouvez le témoignage de Marine Barnérias, partie en voyage pour apprivoiser cette même maladie.

Vous souhaitez témoigner sur votre parcours ? N’hésitez pas à nous envoyer un mail: etsionsouriait@loptimisme.com