Deborah Stein, hypnothérapeute: “L’hypnose permet d’aller à la source de qui nous sommes”

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

A la fois les pieds sur terre, pragmatique, et en même temps une ouverture spirituelle. Je suis curieuse ! Un grand besoin d’expérimenter.

J’aime faire les choses par envie et non par devoir. De nature optimiste, je vois la partie pleine du verre. Dans toutes expériences, je sais qu’il y a une leçon de vie….

Qu’est-ce qui t’a amené à l’hypnose ? Y’a-t-il eu un événement particulier, un tournant dans ta vie qui t’a fait découvrir cet outil ?

Je voulais être psy ! Peu enthousiasmée par les années de médecine pour être psychiatre, et par les soi-disant non débouchés après psycho, j’ai opté pour le CELSA, faculté de sciences humaines (ce qui me semblait se rapprocher le plus de la psychologie..). J’ai donc suivi le parcours vers le monde de l’entreprise dans lequel j’ai travaillé dans le secteur évènementiel pendant 10 ans, tout en ayant en tête cette idée d’accompagnement.

Il y a 3 ans, il m’a semblé que c’était le bon moment pour moi. Je voulais d’abord me former en tant que coach professionnel dans une grande école et puis plus le début des cours approchait, plus je me sentais angoissée… C’est alors que je me suis dit que quelque chose n’était pas aligné… et par hasard quelques semaines plus tard, je suis allée à une journée découverte de psychopathologie dans une école d’hypnose. Instantanément, je me suis sentie chez moi. Accueillie, aussi bien par les élèves que les formateurs. J’ai alors choisi cette école pour son humanité, sa philosophie plus que pour la discipline enseignée. C’est au cours de la formation que j’ai découvert cet outil fantastique qu’est l’hypnose.

En quoi consiste ton métier d’hypnothérapeute ?

Mon métier consiste à recevoir des gens en cabinet principalement. Une séance se divise en deux temps, le premier est celui de l’échange pour faire émerger au niveau conscient les ressorts de la situation insatisfaisante pour laquelle la personne consulte, grâce à des questions précises qui permettent de voir la situation différemment. Souvent à cette étape, des choses commencent à émerger. Le second temps est celui du voyage hypnotique pour permettre au conscient de se « pauser » et laisser agir la partie inconsciente qui en tant que réservoir de ressources, sait ce dont la personne a besoin et qui va laisser voir, entendre, agir pour changer le comportement douloureux.

Etre sous hypnose c’est comme une rêverie, on reste présent, à l’écoute du thérapeute, on est pas en sommeil profond, à la merci du thérapeute. Au contraire on peut interagir.  Je reçois à Boulogne et à Neuilly-sur-Seine, une séance dure environ 1h/1h15.

Qu’est-ce qui rend ce métier inspirant ?

Cette activité est magique car elle permet d’aller vers ce qui touche profondément les personnes, d’aller à la source de qui nous sommes. Ce qui me satisfait pleinement c’est lorsque dans une séance, on met le doigt sur l’origine du mal-être qui est souvent bien différent du problème exposé au départ. Mais tout le monde n’est pas prêt à aller si loin. Je m’adapte en fonction de ce que je sens, en fonction de ce que la personne est prête à entendre à ce moment-là …

Une anecdote positive ou inspirante que tu as vécue dans le cadre de ton activité et que tu aimerais partager aux lecteurs ?

Une jeune femme qui la veille de sa première FIV, vient me voir pour me dire combien elle n’imagine pas tomber enceinte, qu’elle sent dans son corps que c’est impossible. Après la séance chargée en émotions, et un travail notamment sur la visualisation de son futur bébé – qu’elle n’avait jamais imaginé ! – elle m’apprend une semaine après qu’elle est enceinte… 

Ou encore ce monsieur venu pour changer son alimentation. Il mange trop, ne peut se contrôler et grossit mais essentiellement du ventre.

A la fin de la première séance et après deux voyages hypnotiques, nous avons mis le doigt sur la raison de cette gêne au niveau du ventre – qui n’avait rien à voir avec la nourriture. Une raison d’ordre émotionnel et liée à la naissance compliquée de sa dernière fille.

De jolies histoires comme celles-là me réconforte dans ma pratique.

Quelles sont tes sources d’inspiration dans la pratique de ton métier ?

Je m’inspire de tout… principalement de mon expérience, je suis quelqu’un d’intuitif. Ce que j’ai appris aux cours de théâtre notamment, c’est pour moi l’école la plus pertinente pour se comprendre et développer un meilleur rapport à soi et aux autres.

Pour l’hypnose à proprement parler, je m’inspire d’Erickson évidemment, de François Roustang. J’apprécie également les lectures d’autres approches comme Anne Ancelin Schützenberger sur le transgénérationnel… ou d’hypnothérapeutes décalés comme Brian Weiss ou bien Joe Dispenza.

Quelle citation te booste au quotidien ?

Je n’aime pas trop les citations car je trouve qu’aucune n’est suffisante. Ce qui me parle depuis quelques semaines est plutôt un mantra, simple… « Vis ! » plutôt que de trop réfléchir ou planifier, revenir à ce qu’il y a d’essentiel, d’amusant, etc.

Que disent les patients de toi ?            

J’ai une écoute particulièrement attentive… à plusieurs niveaux. Je suis empathique et en même temps j’amène les personnes dans leurs retranchements…

Consultez le site de Deborah.